PEINTURE

TECHNIQUE DE PEINTURE EFFICACE : NE PLUS AVOIR PEUR DE RATER

Quelle que soit la discipline que l’on pratique, lorsque l’on débute un dessin ou une peinture,
on se lance toujours dans l’inconnu.
Et autant ne pas se le cacher, avant même d’effectuer les premiers gestes, les pensées qui nous traversent l’esprit ne sont pas toujours très positives.
Nous sommes un peu tendus, voire complètement stressés et paralysés pour certains d’entre nous attendant le moment où l’on va rater.
Et effectivement ça ne loupe pas.
On rate…
Cette peur de l’échec est naturelle, et c’est quelque chose que nous vivons tous à un moment de notre pratique.
Le problème, c’est que certains d’entre nous ne parviennent pas à s’en débarrasser et finissent par abandonner, pensant que leur échec est dû à leur manque de capacités.
Dans cette vidéo, je vais partager avec vous les techniques les plus efficaces pour vaincre vos angoisses à jamais, et être serein, devant une toile ou une feuille blanche.
Mais avant ça, essayons de comprendre d’où viennent nos peurs et nos angoisses
et pourquoi l’échec en règle générale nous fait si peur.
Nous allons voir également comment combattre et désamorcer ce système de pensée que nous mettons nous-mêmes et malgré nous en place.

Technique de peinture efficace pour vous débarrasser de la peur d’échouer

 Apprendre à peindre et prendre confiance en vous

Il existe différents types de peurs, et à différents degrés.
La peur panique…
Dans notre cas, nous parlerons plutôt de stress et d’angoisse.
La peur est dans un premier temps due comme nous l’avons vu au début à un gros manque de confiance.
En nous, en nos capacités à bien faire et à réussir.

Pour simplifier les choses, cette constatation est intéressante car elle nous fait dire qu’il existe deux types de peurs.
La peur liée à l’extérieur ou à notre environnement, comme par exemple la peur de certains événements particuliers comme prendre l’avion
ou la parole en public par exemple.

Et une peur intérieure liée à notre être dont les sources sont en général plus difficilement identifiables.
Évidemment, l’angoisse que l’on ressent dans notre pratique artistique appartient à cette seconde catégorie.

On pourrait croire qu’elle est plus facilement surmontable que la peur extérieure,
car en effet nous pratiquons souvent seuls et personne n’attend de nous un résultat particulier.
Pourtant, certains de vos témoignages me font penser que dès que vous avez votre pinceau en main,
la terre entière est derrière votre épaule pour vous juger.
C’est en fait un effet miroir, on refoule et projette souvent des frustrations ressenties
à d’autres moments de nos existences lors d’événements extérieurs.
Beaucoup de gens ont cette attitude double alors qu’en réalité
ils sont seuls dans la pièce et se jugent eux-mêmes.

Mais analyser le phénomène ne suffit pas à le faire disparaître.
Car on n’efface pas comme ça des choses encrées depuis longtemps dans notre esprit,
auxquelles on finit par croire profondément.
On le sait tous au fond de nous, pour se débarrasser définitivement d’une chose qui nous fait peur,
la meilleure solution est de l’affronter…
Si vous avez peur du vide, sauter pour la première fois en parachute sera terrorisant,
mais au bout du 50ème saut, forcément la pression retombera et l’angoisse finira par disparaître.

Le remède est donc simple, et il n’y a plus qu’à l’appliquer.
Le souci, c’est que notre cerveau est une machine très forte pour résoudre les problèmes en les contournant.
Plutôt que de recommencer et d’apprendre de nos erreurs, nous préférons souvent fabriquer des mécanismes de défense.
En nous disant que : nous n’avons pas les qualités suffisantes
ou que le temps nous manque pour aboutir à quelque chose.

C’est une position confortable sur le moment, qui nous permet d’évacuer les choses complexes qui demandent de la volonté
mais qui à long terme n’est pas très valorisante pour nous.
Cette démarche nous mène, si on la suit jusqu’au bout, tout droit au découragement voire à l’abandon.

Mais revenons à notre pratique en essayant de décortiquer les mécanismes
qui provoquent chez nous ces pensées négatives et ce stress.
Le premier réflexe que nous avons est que nous jugeons (souvent mal) notre propre travail.
En le comparant à des choses souvent trop éloignées de notre niveau,
faites par des gens qui pratiquent depuis longtemps et surtout bien plus expérimentées que nous.
Mais juger son travail comme nul est une façon de se juger soi-même.
La comparaison systématique traduit autre chose de tout aussi néfaste pour l’estime de soi et de malheureusement très répandue.

« La course au résultat »

Vouloir à tout prix juger la qualité de son travail revient en effet à être en quête permanente de résultat.
Même s’il est bon de se fixer des objectifs, ils ne doivent pas nous obséder au point de prendre le pas sur ce que nous devons faire au présent et nous bloquer.
En gros, bien faire n’est pas vérifier toutes les 5 minutes si le travail est bien fait !
Penser à ce que l’on a déjà fait, ou à ce que l’on aimerait faire, ne sert en général qu’à faire monter la pression, nous déconcentrer.
Et au final, ce qui doit arriver arrive…
On se plante.

La pratique du dessin ou de la peinture demande un investissement énorme en termes d’énergie et de concentration.
Et elle exige de vivre pleinement le moment présent.
La plupart de nos ratages viennent des angoisses que l’on projette avant de commencer, puis au cours de nos séances lorsque l’on juge ponctuellement son travail.
Bref, tout ce qui nous fait quitter l’instant présent est mauvais pour notre confiance et donc notre technique.

En résumé, pour ne pas subir le stress et être pleinement dans ce que l’on fait,
la solution est d’atteindre un niveau de concentration suffisamment important rapidement.
Un état particulier appelé en psychologie positive : le flow.
Le flow est un état d’immersion totale dans une activité, un moment d’engagement et de stimulation où le temps passé ou futur n’existe plus.
Cette expérience optimale, comme elle est appelée, la plupart des sportifs, artistes, musiciens ou peintres l’ont déjà vécue.
Et l’avantage, c’est que plus vous atteindrez cet état positif, plus il vous sera simple de l’atteindre à nouveau.

Si je vous parle de ça, c’est qu’il s’agit d’une arme très efficace pour vaincre l’angoisse et la peur de l’échec.
Parmi les techniques de peinture qui existent, certaines vous permettront d’entrer beaucoup plus facilement dans le processus créatif, en atteignant notamment ce niveau de concentration optimale.
C’est notamment le cas des techniques de peinture rapides comme la peinture aquarelle.

Comme nous l’avons vu précédemment, vaincre la peur de l’échec, c’est se confronter à cette peur régulièrement.
Souvenez-vous du fameux saut en parachute 😉
Et la première peur chez un peintre est la peur de faire le mauvais geste au mauvais endroit.
C’est donc sur le travail gestuel que vous devez vous focaliser en premier…
L’aquarelle est pour ça un très bon outil de travail.
Le seul problème, c’est qu’elle est très spécifique et demande de travailler le geste et la couleur simultanément.
Et ce dernier point est une chose très complexe qui peut vous détourner facilement du travail gestuel et faire monter le stress.

Nous nous passerons donc de la couleur et notre choix s’arrêtera sur la technique du lavis.
Le fait de peindre à l’encre ou à l’aquarelle en utilisant une seule couleur.

En s’intéressant aux nombreuses variantes et artistes utilisant le lavis, on peut noter qu’un mouvement sort clairement du lot.
Un mouvement est entièrement fondé sur la pratique du lavis et plus spécifiquement de l’encre.
Le sumi-e.
C’est un art ancestral venu de Chine et pratiqué au Japon, et il est selon moi le plus apte à nous débarrasser du stress et de l’angoisse.

Le sumi-e est bien un mouvement car il se caractérise autant par son style pictural que par sa méthode de travail et sa philosophie.
C’est l’art d’aller à l’essentiel.
Le plus justement possible.
Il demande une grande maîtrise émotionnelle et gestuelle.
Nos mouvements doivent être à la fois contrôlés et libres.
Un exercice qui demande donc une grande sérénité.
Que vous soyez débutant ou que vous peigniez depuis longtemps, c’est selon moi l’une des meilleures disciplines pour vaincre vos peurs et
c’est l’une des techniques les plus complètes pour travailler le mouvement, apprendre le maniement du pinceau et toutes ses variations.
C’est un travail spontané qui nous force à répéter nos gestes et à être de plus en plus précis rapidement.
L’esprit se doit d’être totalement en accord avec la main.
En ça, le sumi-e nous habitue à vivre l’instant présent pour atteindre rapidement un haut niveau de concentration.
Et ça fait de lui un excellent remède à la peur.

Pour conclure, je vous recommande vivement de tester et d’intégrer ces exercices rapides dans votre apprentissage de la peinture.
Car cela forgera à la fois votre pratique et votre mental !

Bonne peinture et à bientôt 😉
Léo.
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8Commentaires

  1. Michel
    18 septembre 2019 at 13 01 15 09159 — Répondre

    Bonjour Léo
    Je viens de parcourir ta vidéo que j’ai apprécié, selon tes conseils, la façon de reprendre confiance en sois, ainsi que la méthode que je vais pratiquer ; le SUMI-E
    Merci bien, Cordialement Donremy

  2. michel
    18 septembre 2019 at 13 01 32 09329 — Répondre

    Bonjour Léo.

    Ta vidéo est très intéressante, mais surtout instructive pour moi.
    Il me reste à pratiquer le SUMI- E
    Cordialement
    Michel

    • 4 octobre 2019 at 20 08 42 104210 — Répondre

      Effectivement Michel,
      Il n’y a plus qu’à !!
      Excellent pour le geste et la sérénité artistique.
      à bientôt
      Léo.

  3. Chantal
    18 septembre 2019 at 14 02 53 09539 — Répondre

    Je suis interessée par les vidéos suivantes sur le Sumi-e
    Par avance merci
    Chantal

  4. MARIE JO
    18 septembre 2019 at 20 08 46 09469 — Répondre

    merci pour tous vos conseils

    • 4 octobre 2019 at 20 08 38 103810 — Répondre

      Merci de me suivre Marie-Jo
      à bientôt

  5. 19 septembre 2019 at 3 03 56 09569 — Répondre

    Encore des conseils ô combien important dans mon contexte à moi …mais comment faire pour me mettre à l’apprentissage du sumi-e en question Léo ???

    • 4 octobre 2019 at 20 08 37 103710 — Répondre

      Bonjour Stephen
      J’ai sorti dernièrement une formation sur la peinture.
      L’un des modules est composé d’exercices issus de cette pratique.
      à bientôt
      Léo.

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